Maison Pierre Labrecque
856 - 852 RUE DES URSULINES, G9A 5B9 - 130 ST-JEAN, G9A 1T4, VIEUX-TROIS-RIVIÈRES
819-609-7951 / pierrelabrecque1@gmail.com

 
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MAISON GEORGES-A.-GOUIN

SYLVAIN LIZOTTE 2013, © MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS

DESCRIPTION

La maison Georges-A.-Gouin
est un bâtiment résidentiel isolé construit en 1870.

Il est constitué d'un volume principal quadrangulaire de deux étages et demi
de composition quasi symétrique.


Le corps principal s'adjoint à l'arrière un volume cubique

 

sur la gauche un volume annexe en recul précédé d'un oriel




et un autre volume,

d'un seul étage, en avancée sur le côté droit

et servant de porche d'entrée secondaire.



Le bâtiment de brique structurale est coiffé d'un toit à deux versants droits

avec retours de l'avant-toit sur les façades latérales


recouvert de tôle à baguettes

  

et percé de lucarnes à pignon



et de deux souches de cheminée dans le

prolongement des murs pignons.



Une corniche à consoles souligne la toiture.




Le vocabulaire formel et décoratif est élaboré et complexe.


Le tambour d'entrée principale est surmonté d'un balcon couvert

d'une marquise à fronton triangulaire et entouré d'une balustrade en bois.



Les ouvertures rectangulaires sont surmontées

de linteaux en pierre

et les fenêtres sont à battants

à grands carreaux

ainsi qu'à guillotine.



Le 852-856, rue des Ursulines fait partie de l'arrondissement historique de Trois-Rivières.

Statut Déclaration
Catégorie Situé dans un site patrimonial
Autorité Gouvernement du Québec Date 1964-05-06

INFORMATIONS HISTORIQUES

La rue des Ursulines, ouverte en 1650
est la plus ancienne voie de Trois-Rivières.
Elle porte tout d'abord le nom de rue Notre-Dame
avant d'acquérir son toponyme actuel en 1947
soulignant le 250e anniversaire de l'établissement des religieuses
à Trois-Rivières et la présence de leur monastère sur cette voie

Arrivées en 1697
elles sont venues y prodiguer soins hospitaliers et enseignement.
À la fin du XIXe siècle, les religieuses cèdent des portions de terrains
vis-à-vis de leur monastère pour permettre d'élargir et de refaire le tracé de la rue.

Le site de la maison Georges-A.-Gouin est occupé de longue date.
L'îlot sur lequel il prend place, formé des rues des Ursulines
Saint-Jean, Saint-Pierre et Saint-François-Xavier
était déjà concédé à quatre propriétaires au XVIIe siècle.

En 1869, le marchand Georges A. Gouin achète un lot vacant
de 105 x 95 pieds d'Isidore Louis Clair.
Le lot occupe alors toute la largeur de l'îlot,
entre les rues Saint-Jean et Saint-François-Xavier.
Ce lot est subdivisé en deux au cours des années 1880,
puis une portion est soustraite de chacun de ces deux lots après 1910
pour former le lot central qui accueillera la maison voisine,
au 840-844, rue des Ursulines.

Georges-A. Gouin fait construire sa résidence en brique en 1870.
Au décès de celui-ci en 1889
sa veuve fait don de la maison
à la Corporation Épiscopale de Trois-Rivières
et
à Mgr Laflèche dans le dessein d'installer
la Congrégation des Soeurs du Précieux-Sang à Trois-Rivières.

La fille de Mme Gouin est une des fondatrices de cette congrégation
fondée à Saint-Hyacinthe en 1861.
Après avoir occupé la maison durant quelques années,
les religieuses quittent en 1897
pour s'installer sur la ferme de Louis-Zéphirin Beaudry
sur le coteau Saint-Louis
afin que la communauté
puisse prendre plus d'ampleur.
La Corporation Épiscopale procède alors à un échange de lieux.

Louis-Zéphirin Beaudry devient donc le propriétaire
de la maison de la rue des Ursulines.

En 1914, la Congrégation des Filles de Jésus,
qui occupe le manoir de Tonnancour
voisin depuis 1902,
loue la propriété afin d'y loger leur noviciat.

En 1919, le bail est résilié.
À partir de cette année-là,
plusieurs propriétaires se succèdent
et la maison est reconvertie
en immeuble à logements
qui porte alors le nom d'Appartements Zelena.

En 1945, le Dr Gérard L. Bellavance, chiropraticien,
devient propriétaire de la maison
et y installe son cabinet et sa résidence.

Les trois autres logements sont loués.
En 1961, les Filles de Jésus achètent la maison.
Elles y logent le Jardin de l'Enfance au rez-de-chaussée.

En 1977, la maison est vendue à M. Jean Leblanc
et reprend sa vocation de maison de logements.

L'année suivante,

Mars 1978 l'artiste peintre Pierre Labrecque,

acquiert le bâtiment pour en faire

sa résidence,

son atelier d'artiste

et une galerie d'art.
 

Depuis sa construction initiale, qui comprenait,
en plus du corps principal,
un volume rectangulaire arrière,
plusieurs éléments ont été modifiés
et ajoutés au 852-856, rue des Ursulines.

Le volume arrière est probablement agrandi dès les années 1880.



Vers 1900, deux petits porches

sont construits sur la façade latérale droite,

soit

un sur le volume principal

et

l'autre sur le volume arrière.

  

Une galerie couverte court alors sur toute la façade principale

L'annexe de gauche comportant un oriel

surmonté d'une véranda

et d'un balcon ainsi que le tambour d'entrée principale

surmonté d'un balcon
couvert,

un petit agrandissement du volume arrière

et

la construction du garage

à droite de la maison surviennent vers 1920.



 Entre 1929 et 1955, le porche de l'entrée secondaire,


situé sur la façade latérale droite,



est agrandi  au-delà du mur de la façade avant.

   

La lucarne de gauche, qui était identique à celle de droite,

est élargie à une date inconnue.

ÉVALUATION D'INVENTAIRE

Inventaire du patrimoine bâti de Trois-Rivières (2009 - 2010)

Ville de Trois-Rivières

La valeur patrimoniale de la maison Georges-A.-Gouin
tient notamment à son intérêt historique.
Le bâtiment occupe un site faisant déjà partie
d'une concession individuelle dès le XVIIe siècle
et se trouve sur une des plus anciennes rues de Trois-Rivières.

Il témoigne d'ailleurs de l'occupation bourgeoise
de cette rue à la fin du XIXe siècle.

La résidence,
construite en 1870 par le marchand Georges-A. Gouin,
a également une bonne valeur d'ancienneté.

La valeur patrimoniale de la maison Georges-A.-Gouin

réside également dans son intérêt architectural.

La résidence constitue un exemple représentatif

du courant architectural pittoresque

par la présence des volumes ajoutés

harmonieusement à la construction néoclassique d'origine


Elle conserve également ses principales caractéristiques

architecturales inspirées du renouveau classique anglais,

comme son volume principal paré de brique,

son toit à pignon recouvert de tôle,

ses fenêtres à battants et sa corniche.



Ce style architectural populaire chez les Britanniques

et les Écossais est introduit au Québec

au début du XIXe siècle

et est surtout employé dans la réalisation

de bâtiments institutionnels et religieux,

mais se retrouve également dans l'architecture domestique.


Son mariage à l'architecture d'origine française

donnera plus tard naissance

à la maison traditionnelle québécoise.


Dans la seconde moitié du XIXe siècle,

la période victorienne

ajoute à la sobriété du néoclassicisme

des influences des courants romantique et pittoresque

qui se traduisent par un décor éclectique.

La valeur patrimoniale de la maison Georges-A.-Gouin
repose aussi sur l'intérêt que revêt son environnenent.
La maison participe à la composition de l'ensemble bâti
de l'arrondissement historique de Trois-Rivières,
décrété en 1964
et constituant le coeur historique de la ville
.

Outre le monastère des Ursulines,
d'autres sites et bâtiments d'un grand intérêt patrimonial,
dont certains sont des monuments historiques classés,
se trouvent dans ce secteur,
notamment la place d'Armes
et le manoir de Tonnancour,
voisin de la propriété.



M. SYLVAIN LIZOTTE

Sylvain Lizotte

Source : Municipalité de Trois-Rivières, 2010.

EMPLACEMENT

Region administrative : Mauricie

MRC : Trois-Rivières

Municipalité : Trois-Rivières

Adresse :

852, rue des Ursulines

856, rue des Ursulines

Latitude : 46° 20' 35.6"

Longitude : -72° 32' 16.7"

DÉSIGNATION CADASTRALE

Circonscription foncière - Trois-Rivières
Division cadastrale  - Cité de Trois-Rivières
Désignation secondaire - Absent
Numéro de lot - 2184

RÉFÉRENCES

Notices bibliographiques :

LAMOTHE, Jean et Denis RICARD.
Inventaire des bâtiments
et
ensembles d'intérêt patrimonial supérieur,
Ville de Trois-Rivières. Trois-Rivières, SOTAR, 1990. s.p.

Patri-Arch.
Inventaire du patrimoine architectural
du Chemin du Roy à Trois-Rivières.
Trois-Rivières, Société de conservation et d'animation
du patrimoine de Trois-Rivières, 2003. s.p.

 

 

 



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